mercredi 22 août 2018

MyFP

Pour la remise en forme (l'épouvantable weight-loss
des Anglophones), plusieurs ne jurent que par l'appli
My Fitness Pal; et c'est franchement très utile. Je m'en
sers au printemps, après un hiver de consolation dans le
banana bread et - soyons franc - d'inactivité. Car c'est bien
là la clé de toute l'affaire: je retourne à l'extérieur, je marche
partout, je fais du ménage... et je me sens mieux.

MFP permet de tenir un inventaire de ce que l'on ingeste. En
fait, je fais un usage light de l'appli car on peut aussi noter l'activité
physique, créer ses repas-phares, partager des recettes, faire du
blog et des forums.

Ce sont les usagers qui nourissent la base de donnés sur l'apport
calorique des aliments. En y faisant référence pour tenir
compte de sa journée, on se crée ainsi son prope catalogue
d'aliments. Plusieurs se plaignent de ne pouvoir éditer ce catalogue,
qui devient onéreux à la longue. Mais qu'est-ce tarte aux cerises
du Président fait là; j'ai honte. Et bien on peut l'enlever: il suffit
de faire disparaître toutes les entrées quotidiennes qui y font appel.

Petit bonus, je pense avoir compris les éternels plateaux de poids qui
hantent les efforts d'amaigrissements les plus acharnés, là où on garde le
cap pendant des semaines et le poids ne bouge pas. En fait on perd du
poids rapidement en faisant du sport inhabituel, car les réserves à court
terme se vident, mais ce sont ces mêmes réserves qui se refont pendant le
plateau. Il s'agit donc d'un epiphénomène, car la composition du corps a
continué à évoluer.



samedi 18 août 2018

jeudi 9 août 2018

Démographie


Je trouve la situation décrite dans ce reportage assez
étrange. Du fait, le fait qu'un homme sur cinq reste célibataire
à vie reste vrai (en démographie) pour un pays tel le Canada.
Je dis ça, je dis rien...

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mardi 7 août 2018

Wildfires

There are a number of wildfires presently burning in B.C.

http://www.lapresse.ca/actualites/environnement/201808/07/01-5192252-les-incendies-de-foret-forcent-des-evacuations-sur-lile-de-vancouver.php

https://vancouversun.com/news/local-news/nanaimo-properties-latest-evacuated-as-wildfires-flare-in-b-c?video_autoplay=true

                                                    *     *     *

Images satellite de la NASA


https://worldview.earthdata.nasa.gov/?p=geographic&l=VIIRS_SNPP_CorrectedReflectance_TrueColor(hidden),MODIS_Aqua_CorrectedReflectance_TrueColor(hidden),MODIS_Terra_CorrectedReflectance_TrueColor,Reference_Labels(hidden),Reference_Features(hidden),Coastlines&t=2018-08-07-T00%3A00%3A00Z&z=3&v=-169.51693278306146,18.90757173054834,-79.51693278306146,59.97007173054834

Climat Hot



source: The Times UK
auteur: Ben Webster, éditeur à l’Environnement
traduction: GrosseFille 

Changements climatiques inéluctables en quelques décennies

La terre pourrait bien subir un fort réchauffement climatique même
si tous les pays rencontrent leurs quotas de réduction d’émission, nous
apprend une étude.

Là où l’entente de Paris de 2015 sur le Changement Climatique a pour but 
de garder le réchauffement moyen des températures sur la planète en deça 
de 2°C ceci ne suffirait peut-être pas à enrayer les mechanismes à rebours,
tel la fonte du pergélisol ou le retrait des forêts tropicales, ce qui permettrait une
hausse du carbone dans l’atmosphère.

Nous aurions donc droit à un 2°C ou 3°C de supplémentaire de réchauffement,
dûs à l’échappement d’énormes quantités de gas à effet de serre qui fondraient les 
calottes polaires avec une hausse du niveau des mers de jusqu’à 60 mètres. 
Les auteurs de l’étude, publiée au Proceedings of the National Academy of Sciences,
ont baptisé ce scénario la ‘serre planétaire’ (hothouse Earth) et avancent que nous pourrions 
entrer dans cet engrainage d’ici quleques décennies.

Ils ont fait l’examen de recherches exixtantes sur les processus naturels qui aident à 
freiner la cadence du réchauffement planétaire en retenant le carbone dans les sols 
ou l’océan. Ces derniers pourraient atteindre un point critique et verser le carbon à 
niveau vers l’atmosphère. Ils ont aussi identifié des ‘rebours en cascade’, y compris 
des changements dans la circulation océanique et la perte de glace polaire, qui 
s’associeraient pour  hausser les températures globales.

Johan Rockstrom, un des auteurs, de l’université de Stokholm, précise: ‘Ces éléments
déclencheurs deviendraient potentiellement des suites de dominos. Un tombe, et
ceci pousse la terre vers un deuxième. Cela peut devenir très difficile, voire impossible
d’arrêter toute la suite de tomber. Certains endroits sur la terre vont devenir inhabitable 
si la serre planétaire devient réalité.’

Par ce scénario le climat pourrait se stabiliser à une moyenne planétaire de 4-5°C au-dessus 
des moyennes pré-industrielles, comparativement au 1°C actuel. Dans cette 
éventualité, il n’y aurait aucune récolte possible sur de grandes étendues et on verrait
des refugiés du climat par millions.

Phil Williamson, chercheur sur le climat à l’université de East Anglia, conclut: ‘Vu de 
l’été 2018, ceci n’est aucunement une instance de crier au loup, une fausse alarme.
Les loups pointent à l‘horizon.’

lundi 6 août 2018

Tube

D'après le Journal de Montréal, l'été 2018
n'aurait pas trouvé son tube. Ha!

lundi 30 juillet 2018

Sur Mars


source: Wired
auteur: Adam Rogers
traduction: GrosseFille

Et bien non, les Geeks: la biosphérisation martienne
n’est peut-être pas possible

Atention. J’ai bien compris. Vous voulez vous rendre sur Mars. Moi
aussi je veux bien (un tout petit peu). Et le projet - tout bon. Une
fusée avec  de gens. Une base sur la lune. Et puis plus de fusées et 
plus de gens. On fabrique du barburant sur la surface, quelques dépots 
en cours de route. Un avant-poste devient une base devient une cité
sous dôme. Suivi de : la biosphérisation.

Ramener Mars à la vie, lui fournir un nouvel atmosphère avec ce qui reste dans ses sols - 
du dioxide de carbone, sans doute - afin d’augmenter la pression atmoshérique, se fier à 
l‘effet de serre (pour rappel, le réchauffement climatique)
pour chauffer les choses suffisament que la glace, prise sous terre, fonde et
fasse un grand retour. Des océans, De l’air! Peut-être même respirer, mais tout au moins 
pour que l’on n’ait pas à se balader dans une combinaison spatiale. Boom
(avec une valeur de ‘boom’ = 10,000 ans, plus ou moins). Un petit effort pour
faire monter la gravitaion, et nous voilà lancés vers la Révolution Terrien-Martien
Colonie promise par les purs et durs de la science-fiction.

Ce n’est pas complètement fou. Déjà en 1971, Carl Sagan, symbol de la pensée
scientifique fiable, faissait l’éloge de ‘ingénierie planétaire’, voir faire fondre les vapeurs d’eau
des glaces polaires martiennes afin de créer ‘des conditions plus clémentes’. Vingt
and plus tard, l’astrobiologiste Christopher McKay poursuivait  pour suggérer que la
biosphèrisation de Mars serait possible pourvu que l’on puisse trouver suffisamment de 
dioxide de carbone, eau et azote passibles d’être volatilisés et injectés dans l’atmosphère.

Mais certains scientifiques à l’étude de Mars seraient enclins à démentir ce fantasme
d’une bulle à fermeture hermétique, avec cycle d’oxygène et protection des radiations. 
Si cette nouvelle analyse s’avère juste, les conditions sur Mars rendent impossible 
d’imaginer les technologies existantes pouvant aboutir d’un jardin d’allure terreste.

‘Nous sommes parvenus à établir pour la première fois un inventaire passablement 
propre du CO2, sur Mars’ indique Bruce Jakosky, scientifique planétaire oeuvrant à
l’université du Colorado et co-auteur, avec Christofer Edwards de l’université Northern 
Arizona, de la communication. ‘L’essentiel s’est perdu vers l’espace, un petit peu vers 
les calottes polaires et des minéraux porteurs de carbone peu profonds, et une quantité 
inconnue vers les carbonates profonds. Même en ajoutant les parcelles de CO2 de surface 
des roches - ‘adsorbées’ sur surface - et quelques autres prisonnières des molécules d’eau 
appelées clathares, le compte n’y est pas. ‘Même en siffonant tout vers l’atmosphère, il n’y a 
pas assez d’eau pour chauffer la planète,’ nous apprend Jakosky.

La pression atmosphérique sur Terre se chiffre à environ 1 bar; et on aurait besoin d’à peu 
près cette quantité de CO2 sur Mars pour se hausser au point de congélation;
même 250 mbar changerait le climat. Par le passé, Mars possédait cette quantité et plus - 
la géologie et la morphologie de surface nous laissent deviner la présence d’eau à l‘état liquide
sur la surface dans un passé éloigné, ce qui veut dire qu’il devait faire assez chaud avec une 
pression suffisante pour soutenir cette présence. Une planète avec les mêmes proportions que 
la Terre et Vénus, d’après Jakosky, et on s’attendrait à y trouver 20 bars queques part - soit 
minéralisés en carbonates, emprisonnés dans les glaces polaires, mais là. ‘Depuis 40 ans 
d’effort scientifique sur le problème Martien, on cherche des dépôts de carbonates qui se doivent 
d’exister car le CO2 a bien dû loger quelque part’ il enchaîne. ‘Descendu dans la croute, il
deviendrait peut-être possible de l’extraire. S’il y a eu mouvement vers le haut et
perte en dehors de l’atmosphère, c’est bien perdu.’

Des données récentes radar nous livrent de nouveaux chiffres pour le CO2 près
des calottes polaires. Le Mars Reconnaissance Orbiter a trouvé pour la distribution des 
carbonates. La sonde Mars Atmosphere and Volatile Evolution (Maven), en orbite depuis 
2014, comptabilise le gaz perdu dans l’espace. (Jakosky a fait office de chercheur principal 
pour cette mission). Et les résultats ne sont pas beaux, pour eux qui
rêvent de biosphérisation.

Les calottes polaires valent 15mbar. Le strip-miming du carbonate moins de 15 mbar;
on se rend au 150 mbar avec effort. Les gaz adsorbés vers le régolithe? un humble 40 
mbar même en traitant toute la saleté sur Mars à une profondeur de 100 mètres. 
‘Il nous serait impossible de dépasser les 40 ou 50 mbar, et ceci ne représente pas
suffisamment de pression, et pas assez d’influence sur la température,’ d’après
Jakosky. ‘On pourrait à terme augmener par un facteur de deux ou trois, mais même à
ce niveau on reste loin des quantités requises pour un réchauffement perceptible.’

Soupirs.

Mais... il a peut-être tort. Pionnier de la biosphérisation, Christofer McKay ne perd pas
espoir. ‘La question de fond sur la biosphérisation tient à la quantité de CO2, N2 et H2O
disponible sur Mars. Il n’y a rien ici de nouveau sur la question,’ nous email McKay.
Les résultats Maven de Jakosky font états d’une certaine perte de dioxide de carbone,
mais pas totale. Il en reste peut-être, poursuit McKay. ‘Il persiste une grande incertitude sur la 
quantité de CO2, sous la surface. Nous n’avons pas l’information suffisante et
nous devons percer plus profondément pour y parvenir.’

C’est bien vrai que Mars nous réserve encore bien des surprises - comme l’annonce
la semaine dernière d’une mer d’eau salée liquide sous un pole l’atteste. Bref, ces
chiffres nouveaux-nés ont peu d’effet sur les vrais enthousiastes de l’aventure Martienne. 
Robert Zubrin, président de la Mars Society et auteur de The Case for Mars,
prétend que les chiffres de Jakosky font preuve de ‘pessimisme systématique’.
Zubrin n’a aucunement besoin d’un bar. Seulement 300 mbar suffirait. ‘Cela
équivaut à la pression sur Everest. ‘À deux cent millibar, on se débarasse des
combinaisons. Cela veut dire que l’on peut envisager des espaces sous dôme
où le niveau de pression à l’intérieur serait le même qu’à l’extérieur,’ poursuit Zubrin.


Zubrin et McKay s’entendent aussi qu’une version plus charitable de l’hypothèse
nous présente une image plus avenante. Des gaz à effet de serre artificiels -
possiblement de la famille des chlorofluorocarbones à partir du chlore présent en
abondance dans le régolithe Martien, ou encore quelque chose de plus exotique et
rapide, un ‘super gaz à effet de serre’, pourrait accomplir la tâche. Si on savait les 
produire. E les répendre. Tout en s’assurant qu’il n’y aurait aucune destruction
du petit peu d’ozone restant, et que la radiation ultra-violette ne pourrait se joindre au 
cocktail existant de radiation néfaste sur une planète Mars dépourvue de magnétosphère.

(À noter: si vous êtes d'avis que l'on pourrait bien transformer Mars,
vous êtes aussi persuadé que le changement climatique ressort de
l'activité humaine, car il est question du même processus. Même s'il s'avère
impossible d'opérer une biosphèrisation de Mars, on peut parler d'une aérotransformation
des latitudes moyennes de la terre, car c'est ce que nous faisons.)

(Doublement important: la présence d’eau sur Mars fait monter faiblement la possibilité
d’y rencontrer quelque chose de vivant. Une reproduction du vivant terreste sur
une planète qui comprend déjà son propre vivant ouvre la voix à des considérations
éthiques qui devront accompagner celles de science et technologie.)

Ce qui pose une question à trois volets: Pourquoi? ‘On s’éloigne ici de la science, mais
je me permettrais de reconsidérer la biosphèrisation,’ avance Jakosky. ‘L’arguement que 
nous avons besoin d’une planète de rechange au cas de problèmes graves avec celle-ci de 
notre propre chef, ou venant d’ailleurs, me semble faible. C’est plus facile
de prendre soins de celle-ci et d’y trouver un climat raisonable que de procéder à un
changement de l’environnement sur Mars.’

Faire de l’exploration? Bien sûr. Base scientifique en permanence? Absolument.
Mais des villes? des océans? de canaux? Prenons un grand respir car - dans la réalité -
rien de tout cela n’est possible ailleurs dans l’univers.


https://www.msn.com/en-us/news/technology/mars-is-frigid-rusty-and-haunted-we-can’t-stop-looking-at-it/ar-BBLhyMH?ocid=spartandhp