mardi 15 septembre 2015

Confluence

source: Spiegel Online International

un essai signé Markus Feldenkirchen

traduction GrosseFille


LE PROBLÈME OLIGARCHIQUE AMÉRICAIN: COMMENT LES SUPER-RICHES S'EN PRENNENT À LA DÉMOCRATIE DES E.U.
Ces deux candidats tirant atuellement beaucoup d'attention dans les primaires pour la présidence américaine semblent des opposés. En premier lieu, le socialiste avoué Bernie Sanders, qui sait remplir une arène de quelque 20,000 adeptes. En autre voilà l'homme qui prétend posséder 10 milliard $, Donald Trump, en tête chez les très nombreux Républicains. Ces deux possèdent, toutefois, un point commun: Ils refusent l'actuel système de financement des campagnes aux E.U. L'un par principe, l'autre parce qu'il possède les ressources pour s'auto-financer.

L'un, Bernie Sanders, s'enorgueille de refuser l'argent des riches. Quelques 400,000 Américains de classe moyenne ont contribué à sa campagne à jour,avec des contributionsmoyennant 341.20$. L'autre, Donald Trump, rend publique qu'il aurait refusé un don de 5 million $ de la part d'un gérant de fond spéculatif. Et qu'il s'apprête à injecter 1 milliard $ de son avoir personnel. Un des arguments les plus en vue du candidat Trump revient au fait que son rival Jed Bush aurait amasser 150 million $ de financement. 'Jed Bush est le guignol de ses contributeurs', avance Trump. Tôt ou tard, il argumente, ces derniers exigeront des faveurs de retour. 'Je n'ai de faveurs à rendre à personne.' C'est un message populaire avc certains électeurs. Mais somme toute, serait-il plus démocratique qu'un milliardaire achète sa propre élection que de se voir en redevance d'autrui?


Courants fatals
Deux courants fatals convergent dans cette élection aux Etats Unis. Un découplage accéléré des super-riches du reste de la societé se manifeste ces dernières années. Et aussi les conséquences d'une série de décisions de la part de la Cour suprême datant de 2010 qui permet aux hommes politiques et aux groupes de soutien d'accepter des contributions illimitées. Cette confluence d'événments porte aujourd'hui atteinte à la plus fière démocratie du monde.

La distribution des richesses aux Etats-Unis touche l'absurde, avec l'image d'un écart grandissant entre les nantis et les pauvres inadéquate. L'abîme qui se dessine est si énorme qu'il faut parler d'un golfe. le débat actuel en Allemagne sur ce qui sépare les échelons les plus élévés de la société des plus bas peut paraître bien pâle.

L'idée que les marchés libres puissent éventuellement nous donner les meilleurs conditions de vie demeure, c'est entendu, merveilleuse. Mais la réalité en Amérique est la suivante: Le revenu annuel d'une famille de classe moyenne typique a diminué de 5,000 $ depuis 1999. Si l'on tient compte de l'inflation, les travailleurs masculins ont gagné l'an dernier783$ de moins qu'il y a 42 ans. Pour les plus riches, par contre, tout se passe vraiment bien. Les plus hauts 0.1 pourcent possèdent autant de richesse que les 90 pourcent les plus bas dans leur ensemble. La famille de Sam Walton, qui a fondé les hyperpermarchés Walmart, a ramassé plus de 149 milliard $ de richesse. Cette famille possède autant que les plus bas 42 pourcent du pays dans leur ensemble.


Le rêve américain ne tient plus
De fait, ls super-riches sont les seuls à avoir profité de la croissance économique considérable aux États-Unis dans les dernières décennies. Depuis le dernier effondrement de Wall Street en 2008, 58% des augmentations de revenus sont le fait de 1% des déclarants. En 2013, les premiers 25 gérants de fond spéculatif ont encaissé plus de 24 milliards $ de revenus -- le montant totaldes salaires des 533,000 enseignants des écoles publiques. On l'admet, une tolérance pour les différences fait partie dela mentalité de ce pays. Et les Amériains sont plusgénéreux à admirer leursvoisins que l'on saurait l'être en Allemagne. Mais même pour l'Amnérique, les changements de ces dernières années sont grotesques. Ils portent atteinte au tissu moral de la société. La notion répandue que len top serait accessible à tout un chacun - ce fabuleux rêve américain - ne tient plus. Le socialiste Danders et le miliardaire Trump s'enetendent que le rêve américain n'est plus.

Mais à l'exception de Sanders, cependant, aucun candidat à la présidence n'ose appeler à une hausse des taxes -- pas même pour le haut 0.1%. De fait, la plupart compte les réduire -- et ceci, même si plusieurs compagnies n'en payent pas, parce qu'elles cachent facilement leurs entrées.Le milliardaire WarrenBuffet avouait récemment êre assujetti à un taux de taxation inférieur à celui de sa secrétaire particuliaire.

Le fait que peu d'hommes politiques ne veulent changer la situation a beaucoup à voir avec le second gros problème de l'Amérique. Les super-riches cotisent plus que jamais aux campagnes des candidatss. C'est par intérêt t nullement un geste pour la démocratie. On doit qu'il n'y est peu de limites et aucun plafond sur les montants que peuvent recevoir les Super PACs, ainsi nommés les 'political action committes' en soutien aux candidats, tient d'un résultat de 2010 du cas Citizens United v. the federal Elections Commission devant la Cour suprême. La très haute Cour a stipulé que les contributions politiques relevaient de la liberté d'expression. Les cinq membres de la cour nommés par des présidents Républicains ont stipulé que les cotisations ne pouvaient recevoir de plafond. Il y eu dissidence de la part des quatres membres nommés par des présidents démocrates. Rien de plus dommageable que cette décision dans l'histoire récente des É.U. et ce serait une menace à la vie démocratique.


Des cotisations en forte augmentation
Nous voyons cete décision à l'oeuvre pour la première fois, avec des cotisations de la part des super-riches en forte augmentation. Dans les premiers six mois de cette année, les candidats et leurs Super PACs ont engrangé 400 millions $ -- considéralement plus que le montant total pour la dernière campagne dans sa totalité. L'aspect le plus notoire tient que grosso la moitié de cet argent provient d'un petit groupe de familles tràs aisées et des compagnies qu'elles détiennent.

Le Républicain Ted Cruz, en example, a reçu 10 million $ d'un milliardaire du pétrol et 11 million $ d'un gérant de fond spéculatif. Des 16 milion $ en total donnés au Super PAC de Marco Rubio, 12.5 million $ proviennent de quatre donateurs individuels. Ce sont ces millions qui peuvent déterminer une élection. L'argent donne les moyens aux candidats de se doter de travailleurs rénumérés et de financer des milliers de pubs à la télévisions.

Un candidat qui ne se nourrirait que de petites sommes n'aurait que peu de chance dans ce environnement concurentiel. Comble de l'ironie, ceux qui préconisent les nouvelles règles pointent souvent en example le succès de Barack Obama en 2008. Ils prétendent que des petites sommes peuvent rendre un candidat compétitif et gagnant. Mais ceci s'est déroulé avant la décision sur Citizens United. Et en fin de compte, Obama a lui aussi eu droit aux largesses des super-riches de Wall Street, et de leurs dons intéressés aux Démocrates. Dans l'après-crise du secteur banquier, Obama a refusé d'imposer à Wall Street une régulation plus stricte sur le long terme et a aussi nommé plusieurs à des postes-clé de son administration sortis de Goldman Sachs ou Citigroup, les principaux coupables de la crise.


Une influence liante
Les très conservateurs frères Koch, dont les actifs estimés de 120 miliards $ en font la deuxième famille riche d'Amérique, cherchent à investir 889 millions $ dans la campagne actuelle. Ceci représente plus d'argent que els caisses des Républicains et Démocrates réunis. Les Koch investissent d'une manière ciblée dans des candidats plutôt que des partis. Le résultat devient une influence plus liante ayant créé ainsi des relations de dépendance concrètes. Ils ont aussi à leur disposition une base de données sur quelque 250 millions d'Américains. Ils possèdent même un centre de sondage, campagne téléphonique et marketing pour mieux évaluer les messages poitiques.Avec un tel outillage, il ne serait pas démesuré de caractériser les Koch de plus puissant partie politique d'Amérique.

Les frères tiennent une convention tous les six mois et ils y invitent les candidats Républicains à auditionner. Aux débuts de la dernière en août en Californie, Donald Trump aurait tweeté, 'Je souhaite bonne chance à tous les candidats Républicains rendus en Californie afin de mendier de l'argent des frères Kochs. Des guignols?'

La capacité à exercer de l'influence augmente avec la richesse, ce qui de ce fait renforce la division économique de l'Amérique. À ne pas s'y tromper, la majorité des super-riches aux É.U. refusent une hausse de taxe pour les super-nantis. Ils sont aussi d'opposition à un salaire minimum décent, un système de santé statutoire et des universités publiques. Somme toute, ils s'opposent à tout ce qui pourrait aider les moindres 90% à améliorer leur sort.


La 'subversion totale'
Étant donné que la directon économique et politique du pays devient l'oeuvre d'un petit nombre de milliardaires, les États-Unis exhibent quelques caractéristiques que l'on associe normalement avec des oligarchies. 'Nous avons une subversion totale de notre système politique,' au dire de l'ex- président Jimmy Carter, en diagnostic du mal. il avance que l'argent sans limite en politique 'va à l'encontre l'essence de ce qui a fait de l'Amérique un grand pays dans son système politique. maintenant, ce n'est plus qu'une oligarchie avec les pots-de-vin au coeur de la nomination et l'élection du président.'

Les pilotes de Formule Un portent des vêtements avec les pièces et logos de leurs commenditaires sur la poitrine, les bras et le casque. si Jed Bush, Hillary Clinton ou Ted Cruz en venaint à porter quelque chose de siilaire, nous aurions au moins une certine tansparence. Mais il y a peu de chance qu quelque chose du genre se produise, car sont peu nombreux ceux qui s'opposent au pouvoir des milliardaires. Une révolte populaire à l'endroit des heureux nantis -- et souvenons-nous en, 'révolution' n'a pas d'appui aux É.U. -- ne semble pas se dessiner. Même donald Trump ne pourrait prendre la tête d'un tel mouvement. Il est tout simplement trop riche. Il ne manque pas d'ironie que cet olicharque en puissance, un homme qui a voué des décennies à vouloir influer sur les hommes politiques, se présente maintenant comme hors d'atteinte de cette boue du financement. 'prsonne ne connaît mieux ce systèm que moi. J'étais ce système,' il aurait prétendu. Entrepreneur, il aurait contribuer à la plupart des homms politiques. Deux ou trois ans dans l,exercise, il avance, quand une question préoccupante faisait surface, il y aurait retour sur l'investissement.

Il est rare de laisser ls acteurs politiques s'en sortir à bon compte, comme dans cet incident Hillary Clinton. Au cours du premier débat télévisé, Trump a avoué avoir contribué à Clinton. 'Avec Clinton, j'ai dit, "Assiste à mon marriage", ce qu'elle fit. Vous savez pourquoi? Elle n'avait pas le choix! Parce que j'avais contribué,' renchérit Trump.

Trump rend peut-être un service à son pays en y démonrant les défaillances. Sauf tout respect, c'est un charlot bien utile.

 

 

 

 

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